Développement
Réunion ministérielle informelle

Réunion informelle des ministres de la Coopération au développement – Les ministres soulignent l’importance du développement pour la stabilité dans le monde

10-12-2015

Romain Schneider, Federica Mogherini et Neven Mimica à Luxembourg le 10 décembre 2015
© eu2015lu.eu / Jean-Christophe Verhaegen
Les ministres en charge de la Coopération au développement des Etats membres de l’Union européenne (UE) se sont réunis les 9 et 10 décembre 2015 pour une réunion informelle à Luxembourg, marquée par la clôture de l’Année européenne pour le développement 2015 (AED). Les négociations en cours à la Conférence climatique de Paris (COP 21), l’Agenda 2030 pour le développement durable ainsi qu’un échange avec des ONG étaient à l’ordre du jour de cette réunion présidée par le ministre de la Coopération et de l'Action humanitaire, Romain Schneider.

Lors d’une conférence de presse, Romain Schneider a salué une "année fructueuse et très chargée" autour d’évènements majeurs comme la conférence internationale sur le financement du développement à Addis-Abeba, le sommet sur les objectifs du développement durable à New-York, la COP21 ainsi que la crise des  réfugiés.

Le rôle de l’année européenne était de sensibiliser le public et notamment les jeunes pour promouvoir la politique au développement, a indiqué le ministre, en se félicitant de l’adoption la veille d’une déclaration interinstitutionnelle sur l'héritage de l'année européenne par le Parlement européen, la Commission et le Conseil. L’élan donné par cette année européenne ne doit pas s’arrêter le 31 décembre, a insisté Romain Schneider. Une des priorités de la Présidence luxembourgeoise était d’assurer une "cohérence des politiques" et d’intégrer le volet développement dans d’autres formations du Conseil, a encore expliqué le ministre.

La Haute Représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, a pour sa part souligné que l’opinion publique se rend compte que "le développement est un  vrai investissement dans la stabilité, la sécurité et la paix".

La mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies à New-York le 25 septembre 2015 était un objet majeur des discussions, a indiqué la Haute Représentante, en soulignant que l’UE était "l’acteur principal pour atteindre ces objectifs" et qu’elle sera l’acteur central pour une mise en œuvre rapide et cohérente. Elle a insisté sur la nécessité d’impliquer la société civile et les ONG. Les ministres ont ainsi eu un échange avec la Confédération européenne des ONG d’urgence et de développement (CONCORD).

La migration et les résultats du Sommet de La Valette ont également été discutés par les ministres, selon Federica Mogherini. Dans ce contexte, elle a appelé les Etats membres à faire preuve de volonté politique dans la mise en œuvre des mécanismes de relocalisation et de réinstallation, qui est selon elle "cruciale" pour arriver à un enregistrement des migrants à leur point d’arrivée. Elle a salué les efforts de la Présidence luxembourgeoise pour arriver à un consensus et mis en garde contre des accusations des uns contre les autres.

Le commissaire européen en charge de la Coopération internationale et du Développement, Neven Mimica, a estimé que l’UE se doit en tant qu’acteur fort dans le monde en matière de développement de répondre aux attentes et responsabilités, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre des objectifs de développement durable définis dans l’agenda 2030.

Interrogé sur le Fonds fiduciaire d’urgence de l’UE pour l’Afrique à hauteur de 1,8 milliard d’euros en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière, Neven Mimica a estimé qu’il s’agissait du principal résultat du Sommet de La Valette et que la Commission pourra présenter un premier paquet de projets pour la région du Sahel et la Corne d’Afrique à la mi-janvier. Il a souligné la nécessité de trouver l’équilibre entre la mise en place d’actions le plus rapidement possible et l’importance d’assurer la pertinence politique des projets, cette dernière étant évaluée à partir de "trois piliers" : renforcer la résilience des sociétés d’origine des migrants, créer en leur sein des opportunités économiques et sociales et renforcer la gestion des migrations.   
 

  • Mis à jour le 10-12-2015