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Conférence sur le financement du développement d'Addis-Abeba - L’intégration des trois dimensions du développement durable – à savoir développement économique, social et environnemental – est un élément essentiel de la position de l‘UE

13-07-2015

Romain Schneider, ministre de la Coopération et de l'Action humanitaire, a participé le 13 juillet 2015 à l'ouverture de la 3e Conférence sur le financement du développement qui se tient à Addis-Abeba, en Ethiopie. Cette conférence constitue, avec le Sommet des Nations Unies de New York de septembre et la Conférence de Paris de décembre sur le climat (COP21), le premier des trois grands rendez-vous sur le chemin d’un développement durable qui vont ponctuer la Présidence luxembourgeoise. L’enjeu du sommet de New York est de définir les futurs objectifs pour le développement durable (ODD) du programme de développement pour l’après-2015, mais en amont, il convient de s’entendre sur les moyens de leur mise en œuvre.

Ces trois rendez-vous vont "dessiner le futur de notre planète", selon les termes de Romain Schneider qui espère qu’il s’agira d’un "avenir meilleur pour tous et dans la dignité", à l’image du slogan de l’Année européenne du Développement.

A l’occasion d’une conférence de presse qu’il a tenue aux côtés du commissaire européen pour la coopération internationale et le développement, Neven Mimica, Romain Schneider a présenté au nom de la Présidence luxembourgeoise du Conseil de l’UE la contribution de l’Union européenne.

"Sur un plan collectif, l'UE est déjà le premier pourvoyeur mondial d’aide publique au développement et fait figure de pionnier dans la conception et l'utilisation de mécanismes de financement novateurs", a rappelé Neven Mimica avant de souligner que l’Union européenne s’est réengagée à contribuer collectivement à hauteur de 0,7 % de son RNB dans la coopération au développement. Romain Schneider espère que beaucoup d’autres pays suivront son exemple. Mais, a-t-il indiqué, l’aide au développement n’est pas le seul moyen de mettre en œuvre les futurs objectifs de développement durable. "Les ressources nationales doivent aussi être mobilisées", plaide en effet le ministre en insistant sur l’importance de la question fiscale et le rôle crucial que doit jouer le secteur privé. "L'encadrement et l'accompagnement politique" des moyens financiers sont également déterminants à ses yeux.

Romain Schneider et Neven Mimica à Addis Abeba le 13 juillet 2015
(c) MAEE
L’Union européenne est appelée à "jouer un rôle constructif", a indiqué Romain Schneider qui espère que cette conférence sera un succès. L’Union européenne veut que l’accord qui sera conclu soit basé sur un nouveau partenariat mondial associant tous les pays du monde, de façon équitable, et permette de mobiliser tous les moyens possibles, financiers et non-financiers, pour financer le programme de développement pour l'après-2015. L’intégration des trois dimensions du développement durable – à savoir développement économique, social et environnemental – est un élément essentiel de la position de l‘UE.

Un message que le ministre a porté à l’occasion d’une table ronde consacrée au "partenariat mondial et aux trois dimensions du développement durable". Dans son intervention, Romain Schneider a souligné combien il lui tient à cœur de "voir prise en compte à sa juste valeur la dimension sociale du développement durable", qui est à ses yeux un facteur fondamental pour la réussite des deux autres volets. Romain Schneider a salué le concept de "new social compact" inscrit dans le programme d’action d’Addis-Abeba qui prévoit l’instauration de systèmes de protection sociale nationaux et l’appel aux investissements dans les services publics essentiels tels que la santé, l’éducation, ou encore l’eau et l’assainissement.

  • Mis à jour le 14-07-2015