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Le Premier ministre Xavier Bettel a reçu la secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats, Bernadette Ségol

14-07-2015

Xavier Bettel, Premier ministre, et Bernadette Ségol, secrétaire générale du CES le 14 juillet 2015
© SIP/Zineb Ruppert
Le Premier ministre Xavier Bettel a reçu la secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats (CES), Bernadette Ségol, le mardi 14 juillet 2015 à Luxembourg, pour une entrevue à laquelle ont également participé le ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire, Nicolas Schmit, ainsi que des représentants des syndicats OGBL et LCGB. Les discussions ont principalement porté sur les priorités de la Présidence luxembourgeoise du Conseil de l’Union européenne (UE) ainsi que sur les dossiers d’ordre social et d’actualité.

Lors de la conférence de presse qui a suivi l’entrevue Xavier Bettel a commencé par rappeler que la dimension sociale faisait partie des sept priorités de la présidence luxembourgeoise pour les six mois à venir.

Pour le Premier ministre, la relance économique est aujourd’hui nécessaire en Europe. Il s’agit d’une des "préconditions nécessaires pour relancer le marché du travail et lutter contre le chômage en Europe", a-t-il ajouté, soulignant que le plan d’investissement Juncker jouera ici un rôle très important.

Le ministre et la secrétaire générale ont tous les deux dit être en faveur d’un marché unique dans lequel les Etats membres respectent la dimension sociale. Dans ce contexte, Xavier Bettel a cité le cas de la Grande-Bretagne, qui a pris des dispositions concernant la libre circulation des travailleurs qui "empiètent sur des lignes rouges".

Xavier Bettel et Bernadette Ségol ont ensuite évoqué la question du dumping social, "un fléau contre lequel on doit lutter ensemble". A ce titre, Xavier Bettel a évoqué des projets en la matière qui ont été menés à bien par les gouvernements du Benelux et qui pourraient selon lui servir de "laboratoire" pour trouver un accord à 28.

Au sujet des droits des travailleurs, Xavier Bettel a rappelé qu’ils étaient un "acquis européen" et qu’il était important de faire un "effort commun pour les maintenir".

Le Premier ministre et la secrétaire générale ont également abordé la question du programme REFIT, destiné à alléger la législation de l’UE et présenté par la Commission européenne en octobre 2013. "Nous ne voulons pas d’un programme de dérégulation sociale", a insisté Bernadette Ségol.

Un autre point à l’ordre du jour de la rencontre était l’Europe numérique et l’évolution du monde du travail dans l’avenir. Pour le CES, "les progrès de la technologie sont un problème pour l’UE et exigent beaucoup de travail pour que cette Europe numérique soit favorable aux travailleurs".

Enfin, des sujets d’actualité comme la situation en Grèce ont été au centre des discussions. Bernadette Ségol a dit espérer que le programme qui a été "imposé" aux Grecs leur permettra de "sortir de l’ornière", un programme qui s’apparente par ailleurs selon elle à un "programme d’austérité". Pour la secrétaire générale, un "programme d’investissement" est nécessaire en Grèce pour "donner de l’espoir aux Grecs" et "faire redémarrer l’économie".

En dernier lieu, Xavier Bettel a annoncé que le Luxembourg organisera le 17 novembre une conférence avec les partenaires sociaux des 28 pour avoir un échange de vues sur le TTIP. "Pour nous, le TTIP n’est pas un traité qui doit brader des acquis pour lesquels on s’est battus en Europe", a assuré Xavier Bettel, citant la sécurité alimentaire, la protection de l’environnement ou encore les acquis sociaux ou de juridiction.

En conclusion, Bernadette Ségol a indiqué avoir "bon espoir  que dans le restant de la Présidence, nous pourrons continuer ces échanges tant sur la réalité d’une Europe triple A social qui tarde à se faire sentir que sur les problèmes de la croissance, de l’emploi et de la concurrence vers le bas qui a lieu à l’heure actuelle entre les pays européens".

  • Mis à jour le 21-07-2015